Je laisserais les articles que j'ai déjà pasté moins longtemps avant de mettre une autre parution que j'ai déjà posté. Par contre je laisserais plus longtemps les articles que je n'ai jamais posté comme c'est le cas pour celui-ci. Pour vous laissez le temps de les découvrir et surtout me laisser le temps de venir vous voir sur vos blogs respectifs. Je passerais vous voir à partir de demain après-midi car je serais en week-end.

Je dédie cet article à Dacaiod.

 

Au pays du soleil de minuit.

Un groupe de loups arctiques s'agitent, leur épaisse fourrure ébouriffée par le vents qui balaient le paysage hivernal désolé de la toundra et font descendre les températures en dessous de 50° C. Autour du pôle Nord, au milieu de l'hiver, la toundra est plongée jour et nuit dans l'obscurité. La faune a migré vers le sud ou commencer à hiberner. Mais c'est la terre des extrêmes, et le bref été aux jours sans fin apporte son lot de couleurs éclatantes.

 

 

 

 

Des sources de vie

La principale caractéristique de la toundra est la présence de plantes essentielles à la vie. Les étés y sont doux et courts mais, grâce aux longues journées, ils parviennent à acomplir leur cycle annuel. Les plantes de la toundra ont des armes communes pour lutter contre l'environnement. Toutes sont basses pour éviter d'être arrachées par les vents violents et profiter au maximum d'une température plus élevée au niveau du sol. L'essentiel de la végétagtion est constitué de mousses, de lichens et d'herbes, auxquels il faut ajouter plus de 500 plantes à fleurs. Pour absorber le maximum de chaleur, de nombreuses plantes ont des feuilles qui poussent en grappes pour piéger des poches d'air, qui les aident à rester au chaud. Comme le tournesol géant des climats plus chauds, quelques plantes de la toundra se tournent vers le soleil, tandis que le feuillage richement coloré d'autres retient mieux la chaleur que les plantes à feuilles pâles.

 

 

 

Dryade à huit pétales

 

 

 

Myrtille des marais

 

Dans l'Arctique, la courte saison des fruits fournit une nourriture appréciée des oiseaux et des petits animaux comme l'écureuil arctique.

 

 

 

Saxifraga

 

 

 

Salix glauca

 

Des abeilles très occupées

Les insectes qui bourdonnent par millions en pollinisant les plantes et en nettoyant le sol de la toundra de ses détritus sont indispensables à l'écosystème. Les moustiques sont les plus nombreux, à côté des autres espèces - abeilles, mouches, moucherons, papillons diurnes et nocturnes. Tous sont adaptés à la fraîcheur de l'été. Le bourdon arctique se tient chaud en faisant vibrer les muscles de ses ailes; d'autres insectes volent au ras du sol où il fait moins froid.

 

 

 

 

 

Ecureuil arctique

 

 

Ton sur ton

Contrairement aux oiseaux, la plupart des mammifères ne quittent jamais leur habitat arctique, mais ils sont très adaptés aux problèmes dû à l'hiver. Des prédateurs comme l'hermine, le renard et le loup ont une fourrure épaisse et étanche, qui blanchit en hiver et les camoufle aux yeux de leurs proies dans la neige. Eté comme hiver, la vie est une lutte permanente pour survivre, et la vue, l'ouïe et l'odorat doivent être très adaptés et associés à une parfaite connaissance de l'habitat, pour leur permettre de localiser leurs proies. L'ours polaire mâle, le plus grand des prédateurs arctiques, est toujours blanc. Une épaisse couche de graisse l'isole du froid au cours de ses randonnées solitaires. Quand elle est pleine, la femelle passe l'hiver dans une tanière qu'elle a creusée dans la neige; elle y donne naissance à un ou deux petits. Sa graisse l'aide à survivre pendant qu'elle les allaite, les trois premiers mois de leur vie.

 

 

 

Hermine

 

 

 

Les ours polaires sont aussi à l'aise sur la glace que dans l'eau.

 

 

 

Le loup arctique vit habituellement en petits groupes, chacun à son propre territoire, où ils chassent et se reproduisent.

 

 

 

Renard polaire

 

Des lemmings sous pression

Actif toute l'année, le lemming est la principale proie de la toundra. Il est vital pour le renard et l'hermine et offre au loup un en-cas au cours des maigres journées d'hiver. Mais il arrive que la population des lemmings arctiques diminue, ce qui interrompt le cycle de reproduction des prédateurs affamés, qui vont parfois jusqu'à mourir de faim. Au printemps, le pression sur les lemming diminue avec la sortie d'hibernation d'autres rongeurs - spermophile, marmot de l'Alaska. Le lièvre arctique est également chassé, mais sa fourrure change avec les saison pour le protéger. Même les jeunes boeufs musqués sont la proie des loups affamés.

 

 

 

 

 

Lemming

 

 

 

Lièvre arctique

 

Des visiteurs estivaux

Des milliers d'oiseaux séjournent en Arctique pendant l'été pour se reproduire et élever leurs petits dans l'abondant garde-manger de la toundra. Les oies et les canards barbottent dans les eaux riches en nutriments. Les échassiers engloutissent des milliers d'insectes, tandis que les pingouins, les mouettes et les sternes guettent le poisson au-dessus des eaux claires de la mer. Le faucon pèlerin établit son aire au sommet d'une falaise. A la fin de l'été, les hurlements du vent remplacent les cries des oiseaux. Seuls restent le lagopède blanc et le corbeau, ainsi que l'harfang des neiges, qui se nourrit de lemmings et de charognes, et le faucon gerfaut.

 

 

 

Oie de Ross

 

 

 

Cygne trompette

 

 

 

 

 

Cygne de Bewick

 

 

 

Oie des neiges

 

 

 

Mouette rosée

 

 

 

Mouette blanche

 

 

 

Bernache du Canada

 

 

 

Faucon gerfaut

 

 

Le milieu

Habitat: Sous-sol gelé en permanence et recouvert d'un sol acide peu épais.

Climat: Longs hivers froids, vent glacial soufflant par - 50° C. Etés frais, de 10° à 15° C.

Biodiversité: Flore riche en été. Animaux et oiseaux y séjournent en été.

Statut de l'habitat: Protégé

Menaces: Réchauffement global - faune et flore en danger.

 

 

 

 

 Caribou

 

 

 

Boeuf musqué

 

 

 

Glouton

 

Vivre dans un environnement hostile

Malgré la nature rébarbative de l'Arctique, de nombreuses populations y habitent. La plus connue est peut-être celle des Inuit, qui vivent de la pêche et de la chasse. La majorité des habitants de l'Arctique possèdent du bétail et, en été, des troupeaux d'orignaux ou de rennes se nourrissent de laîches, d'herbes et de saules. Les Saami, de Scandinavie, vivent de la viande et du lait des rennes et utilisent leur peau, notamment pour faire des bottes. Ces animaux sont si essentiels à leur survie que les Saami possèdent près de 400 mots pour indiquer leurs âges, taille, etc.

 

 

 

Elan

 

 

 

 

 

 

 

La migration des rennes à travers l'Alaska est suivie de près par les bergers de l'Arctique.

 

 

 

Potentilla crantzii

 

La menace du réchauffement de la planète

Au cours des cent dernières années, la planète a connu une élévation de la température de 0,3° C à 0,6° C, et on s'attend à une élévation plus importante encore. Au sud, les forêts boréales, qui portègent la toundra du vent, risquent de souffrir sérieusement dans un monde plus chaud. De nombreux marécages s'assécheraient et les plantes adaptées à ce milieu disparaïtraient. Les mammifères qui y vivent et qui ont développé des pelages extrêmement protecteurs au cours de milliers d'années ne pourraient pas s'adapter assez rapidement à des températures plus élevées.

 

 

 

Les plantes adaptés au climat de l'Arctique, ne survivraient pas à une élévation globale des températures.

 

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