Ce géant aux ailes minuscules parcourt chaque année 10 000 km dans la savane.

 

 

 

Bon marcheur, il est aussi capable de nager

Il est le plus grand des oiseaux du monde après l'autruche. Son poids de 50 kg l'empêche de voler, mais l'émeu à l'art de se rattraper à la course. Il peut atteindre 50 km/h.

 

Equipé pour la vie terrestre

Dans la savane, l'émeu trouve à ses pieds de quoi se sustenter. Il a à portée de bec fleurs et herbes hautes, fruits et graines et surtout les cultures céréalières, dont il a su tirer parti, s'attirant les foudres des hommes et leur inflexible vengeance. Cloué au sol, il ne dispose pas des mêmes armes qu'un autre volatile. Le chemin des airs lui est absolument fermé.

En revanche, il a les moyens de prendre les jambes à son cou. il est capable d'atteindre une vitesse extraordinaire, lui valant d'être comparé aux chevaux.

Une rivière, un lac ne sauraient constituer un quelconque obstacle. L'émeu se jette à l'eau et nage. Au pire, s'il est acculé par un prédateur, cet oiseau assure sa propre défense en administrant force coups de pied, dont l'effet est redoutable.

 

 

 

Durant leus six premiers mois, les jeunes portent un costume rayé.Leur père s'occupe d'eux pendant un an.

 

 

 

 

 

Des ailes atrophiées

Avec ses 1,80 m de haut et son demi-quintal, ce drôle d'oiseau, seul représentant de la famille des Dromaïdés n'a guère de chances d'explorer les airs. Il ne répond pas aux conditions morphologiques requises pour le vol. Ses ailes sont si atrophiées qu'elles paraissent encore plus rudimentaires que celles de sa cousine l'autruche. Le raccourcissement des clavicules, la présence de dernières vertèbres, libres et non soudées, soulignent son impossibilité à quitter le sol, en dehors de la course bien sûr. De surcroît, il présente une anatomie qui le prive de tout mouvement ascendant: le bréchet, sur lequel s'insèrent les muscles pectoraux, permettant le vol aviaire, n'existe pas chez lui.

 

 

 

 

 

 

Vivre sans ailes

C'est en Nouvelle-Zélande que se trouve la majorité des oiseaux aptères: outre les moas, éteints, on compte de nombreux manchots (un tiers des 18 espèces habitent le pays et ses îles voisines) ainsi que deux râles, le takahé et le weka. Il faut ajouter le kakapo, un perroquet nocturne, trois kiwi et un roîtelet qui vit dans l'île de Saint-Stéphan.

 

 

 

Takahé

 

 

 

Weka

 

 

 

Kapako

 

L'émeu l'a échappé belle en Australie. A force de piller les champs cultivés où il trouvait sa nourriture en abondance, il déclencha la colère des hommes qui décidèrent de l'exterminer. Ainsi, en 1932, l'armée australienne le chassa au tir, organisant une véritable guerre contre cet oiseau de malheur. La population d'émeus fut largement décimée mais pas pour autant vaincue. Aujourd'hui, cet animal est protégé et n'a plus à craindre d'être chassé par les soldats.

 

 

  

En pleine course, il paraît frôler le sol. De longues pattes robustes donnent du ressort à son pas et on a comparé sa vitesse à celle d'un cheval.

 

 

 

 

 

Performances

L'émeu, qui n'a pas recours à ses ailes comme les autres oiseaux, les utilise tout de même pour parader, se refroidir (par ventilation) et à se stabiliser lorsqu'il galope: toutes atrophiées qu'elles soient, elles font office de balancier.

L'émeu est la seule espèce d'oiseau inapte au vol qui ait réussi à se maintenir dans son aire de répartition initiale.

 

 

 

Prudent et véloce, il a réussit à se dérober aux flèches des indigènes. Mais en quelques années, les armes modernes ont bien failli avoir raison de l'espèce.

 

 

 

 

 

 

Un grand marcheur
Avec ses longues pattes, lourdes et robustes, terminées par trois doigts solides et pourvus d'ongles, l'émeu est bâti pour les longues marches dans les grandes étendues de son pays natal. Nomade, il part dès la saison des pluies et se fixe son itiniéraire en se pliant aux caprices du ciel. Des colonies entières suivent alors les évolutions pluviales parcourant chaque année jusqu'à 10 000 km.

 

 

 

 

 

 

Des plumes doubles

En prenant du poids au fil des sècles, l'émeu d'Australie a subi des modifications physiques si importantes que la teneur de ses os, de ses muscles et de son plumage s'est métamorphosée au point de ne plus correspondre à la morphologie rencontrée chez les volatiles. Aussi l'émeu est-il le seul oiseau à posséder des plumes doubles. Celles-ci, appelées plumes bifides, sont formés de deux racines (axes), avec leurs barbes issus de la même base. Le résultat de cette particularité fait que l'on croirait l'oiseau doté plutôt d'un pelage que d'un plumage.

 

 

 

 

 

 

D'autres coureurs

La répartition des oiseaux coureurs n'est pas limité à l'Australie. Outre les autruches d'Afrique et des régions arabo-syriennes, il faut considérer les casoars de Nouvelle-Guinée, les nandous et tinamous d'Amérique du Sud, sans oublier le grèbe du lac Titicaca, le cormoran des Galapagos, le kagou de Nouvelle-Calédonie, le canard vapeur de Magellan et celui des Falkland.

 

 

 

L'autruche vit en Afrique et n'appartient pas à la même famille que l'émeu. Plus grande, comme lui, elle ne peut voler mais courir à toute vitesse.

 

 

 

Casoar à casque

 

 

 

Nandou d'Amérique

 

 

 

Tinamou à gorge blanche

 

 

 

Grèbe microptère

 

 

 

Cormoran aptère

 

 

 

Kagou Huppé

 

 

 

Brassemer de Patagonie

 

 

 

 

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