Avant de vous lancer dans la grande aventure qu'est le dressage d'un cheval, et quel que soient le niveau que vous visez et la discipline qui vous intéresse, vous devez chercher à comprendre son comportement et sa psychologie.

 

 

 

Dresser: une science

Il ne faut pas s'improviser dresseur si on en a pas la fibre. Et la "fibre" repose essentiellement sur une bonne connaissance du cheval et des techniques qui permettent de communiquer avec lui.

 

La voie de la nature

Quel que soit le degré de dressage d'un animal, son comportement repose toujours sur ses instincts. L'instinct grégaire et l'instinct de fuite sont ceux qui interfèrent le plus souvent avec le travail du dresseur. On peut les canaliser, on peut en tirer parti, mais il faut éviter d'aller contre eux: on ne ferait que provoquer des problèmes à plus ou moins long terme.

 

"Potasser"

Acquérir une bonne connaissance de la psychologie et du comportement du cheval est donc le premier devoir du dresseur. Si vous ne côtoyez pas les chevaux depuis toujours, vous avez tout intérêt à consulter quelques ouvrages spécialisés.

Plus vous explorerez de domaines et de méthodes différentes, plus vous serez à même de vous forger une idée juste du cheval et de la bonne façon de l'aborder et de le manier.

 

 

 

 

 

 

Observer le cheval

La partie théorique, indispensable, n'est pas suffisante. Vous devez apprendre à observer les chevaux en général et le vôtre en particulier. Toutes les occasions sont bonnes pour se faire une idée toujours plus précise de ce qui motives les réactions du cheval dans ses relations avec son environnement, avec ses congénères et avec l'homme.

 

S'observer soi-même

Avec la même assiduité, réflichissez à votre propre comportement et à son impact sur les chevaux. Les chevaux, eux, nous observent très attentivement. Ils perçoivent notre attitude, nos gestes, nos actes, nos paroles, mais aussi des choses plus subtiles telles que nous émotions, nos craintes, notre détermination.

Si, par exemple, vous avez peur des chevaux ou d'un cheval en particulier, vous n'arriverez jamais à faire preuve de cette autorité naturelle et rassurante qui est celle du dominant. Si, à l'inverse, vous avez au fond envie de faire "copain-copain", vous vous exposez aux mauvais coups, car le cheval ne vous respectera pas.

 

 

 

Le mode de vie que vous offrez à vôtre cheval conditionnera considérablement ses performances à long terme. Il est fait pour se déplacer librement en permanecne et pour vivre au sein d'un groupe. Cela n'est pas vraiment compatible avec un entraînement intensif, mais il faut chercher à introduire au moins un peu de liberté et de compagnonnage dans la vie de son cheval si l'on veut qu'il soit à peu près aquilibré et disponible.

 

L'autorité bienveillante

Pour construire une bonne relation avec un cheval, c'est-à-dire une relation sûre et gratifiante pour les deux parties, vous devez d'abord le rassurer, ensuite le dominer. Le rassurer en lui faisant comprendre que vous ne représentez pas un danger. Vous ne devez pas provoquer la peur par une attitude agressive, ni infliger la souffrance. Dans un second temps, vous devez vous affirmer comme une dominant, un leader: celui qui prend les décisions, à qui on doit le respect, mais aussi celui qui protège.

 

A éviter

Pour qu'un cheval puisse relier deux choses, elles doivent coïcider dans le temps ou se succèder immédiatement. Toute intervention, positive ou négative, qui n'intervient pas en même temps que le geste du cheval, ou dans les secondes qui suivent, est inutile, voire néfaste.

 

 

 

Asseoir son autorité

C'est à pied que vous établirez votre autorité. N'acceptez jamais un manque de respect à pied: le cheval doit vous céder la place, ne jamais vous bousculer ni esquisser de geste agressif.

 

Chacun sa place

Remettez fermement à sa place un cheval qui vous manque de respect, en haussant le ton. Le cheval acceptera votre autorité quand vous êtes sur son dos comme une sorte de prolongement des relations que vous avez établies à pied. N'espérez pas acquérir à cheval la soumission que vous n'avez pas obtenue à pied.

 

Ne pas surestimer

Ne surestimez pas les capacités de votre compagnon. Un cheval à qui l'on demande des efforts au-dessus de ses moyens finit pas être écoeuré. Il risque de régresser - s'il ne devient pas rétif, vicieux ou neurasthénique. Planifiez un entraînement progressif qui construise peu à peu le cheval, psychologiquement et physiquement. Ménagez des périodes de repos en liberté, des récréations et variez le travail. Enfin, adaptez vos objectifs aux capacités du cheval.

 

 

 

Renforcement positif

Le cheval à son intelligence à lui, avant tout destinée à lui permettre de survivre dans la nature au sein d'un troupeau. A priori, il n'y a aucune raison pour que le cheval comprenne ce que vous attendez de lui. Ne partez donc jamais du principe qu'il "devrait" comprendre. Dès qu'il esquisse la bonne réponse à votre demaonde, même d'un demi-sabot, votre attitude tout entière doit lui dire "c'est ça", pour le mettre sur la voie. Encouragez-le, récompensez-le souvent. Le renforcement positif, fondement d'un dressage solide et durable, permet des progrès plus rapide.

 

Le coin du pro

Ne prêtez pas au cheval l'intelligence qu'il n'a pas. C'est à vous de réfléchir. Le cheval ne peut dominer sa peur ou son excitation. Vous devez être capable de vous dominer quand les choses ne prennent pas la tournure attendue. Ne vous laissez jamais allez à l'impatience, à la rage ou à la peur: quand vous les sentez venir, interrompez le travail, vous ne feriez rien de bon.

 

 

 

 

 

 

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