Des hôtes indésirables

Le parasitisme est très répandu, que ce soit chez les bactéries, les champignons ou les animaux. Différent de la prédation dans son mode de recherche de la nourriture, il est, dans ses mécanismes, d'une incroyable complexité.

 

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Le Plasodium, vecteur du paludisme, est un protozoaire qui se développe dans les cellules sanguines jusqu'à les faire éclater.

 

 

C'est une aubaine : les gammares, dont le goéland brun raffole, ne se cachent même plus. Normalement enfouis dans le sédiment, ces petits crustacés sont remontés en surface et s'agitent comme des fous. Le goéland se jette sur eux. Mais en les avalant, l'oiseau se condamne à tomber malade. Car la folie de ses proies a été déclenché par un parasite.  Il s'agit d'un ver plat, plus précisément un trématode nommé Microphallus papillorobustus, qui s'est fixé dans leur système nerveux. Auparavant, il était hébergé par un mollusque. En perturbant le gammare, son second hôte, il est parvenu à attirer l'attention de son hôte final, où il va pouvoir terminer son développement.

 

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En les mordant, les tiques peuent injecter à leurs hôtes les agents de maladies infectieuses.

 

Se nourrir sans sa fatiguer

Moins violents et brutaux que les espèce qui chassent, les parasites se nourrissent et se développent sournoisement aux dépens d'un autre organismes, qu'ils maintiennent en vie aussi longtemps qu'il leur est nécessaire : la prédation offre la table, le parasitisme ajoute le gîte. Il en existe trois grands types : il y a ceux qui vivent sur le tégument de leur hôte (tiques, sangsues); ceux qui s'installent à l'intérieur comme l'intestin et le système uro-génital (ténia, amibes responsables de la dysenterie); ceux, enfin, qui vivent dans les organes ou des tissus isolés de l'extérieur tles les muscles, les nerfs, les ganglions et le sang (plasmodium du paludisme, schitosome de la bilharziose).

 

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Le planorbe est l'un des hôtes du schistosome (un trématode) l'agent de la bilharziose. La larve du parasite s'y transforme en une sorte de têtard susceptible de contaminer l'homme.

Des ventouses et des clones

Si l'on compare un parasite avec une espèce voisine, non parasite mais du même genre, on s'aperçoit que le premier est en moyenne plus long que la seconde,. C'est qu'il n'y a pas de concurrence alimentaire, dans ou sur un hôte, ce qui permet aux parasite d'atteindre leur taille maximale.

Par ailleurs, les organes de fixation (crochets, poils, ventouses) des parasites sont particulièrement développés, aux dépens des organes sensoriels et locomoteurs, ce dernier point étant surtout vrai pour les parasites internes.

Très fertiles, ces espèces savent aussi se reproduire par simple division, lorsque deux parasites de sexe opposé ne sont pas présent dans l'hôte. Cependant, la plupart passent par plusieurs hôtes avant de se fixer, pour se reproduire sexuellement dans un hpote final : il en va ainsi du Plasodium (qui infeste l'homme par le biais d'un moustique, l'anophèle) et du schistosome (qui parasite un un mollusque d'eau douce, l'homme se contaminant au contact de l'eau contenant les larves).

 

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Le mildiou est un champignon ravgeur de culture, dont celle des pommes de terre.