L'évolution et la lutte pour la vie.

 

Des restes fossiles d'animaux aujourd'hui disparus, comme les dinosaures, prouvent que le monde animal s'est modifié au fil du temps: c'est l'évolution. Ce processus à fait naitre les millions d'espèces qui peuplent actuellement notre planète. L'évolution se produit par sélection naturelle, ce qui signifie que certains animaux sont plus aptes que d'autres à survivre et à se reproduire, en transmettant leurs gènes.

 

 

 

Le springbok saute pour montrer son agilité. Le moins agile risque de se faire tuer et dévorer par un prédateur.

 

1. Les plus aptes survivent

Pour presque tous les animaux, la vie est une lutte. De nombreux jeunes meurent et ceux qui survivent doivent rivaliser avec les autres pour avoir de quoi se nourrir. Et quand ils ne meurent pas de faim, ils se font manger par d'autres animaux. Ceux qui survivent doivent alors trouver des partenaires pour se reproduire. Chaque animal est différent de ses congénères et c'est cette différence naturelle qui peut être un avantage. Un serpent qui fabrique un venin particulièrement toxique tuera des proies plus puissantes et aura ainsi davantage à manger. Il aura plus de chances que les autres serpents de survivre, donc de se reproduire. Si l'efficacité de son venin s'est transmise à sa descendance, l'espèce continuera à prospérer. Il se peut que cette "sélection naturelle" aboutisse à une race de serpents "super-venimeux" et peut être, à une nouvelle espèce.

 

 

 

Serpent marin

 

2. Une évolution en dents de scie

La sélection naturelle concerne le monde animal tout entier. Mais cela ne signifie pas que toutes les espèces évoluent au même rythme. Certaines espèces sont si parfaitement adaptées à leur mode de vie qu'elles arrêtent pratiquement d'évoluer. Les crocodiles actuels sont presque identiques à leurs ancêtres, qui vivaient à côté des dinosaures, il y a des millions d'années - contrairement à d'autres espèces, comme l'ours polaire, qui ont évolué rapidement. En effet, l'ours polaire descend d'une race de grizzli particulièrement réfractaire au froid, mais une fois dans son habitat arctique reculé, la sélection naturelle a fait de lui un prédateur polaire.

 

 

 

L'ours polaire est merveilleusement adpaté aux conditions extrêmes de l'Arctique, où peu d'êtres vivants peuvent s'acclimater.

 

3. La variabilité des espèces

Quand Charles Darwin publia sa théorie de la sélection naturelle, en 1859, il savait que cela impliquait que les êtres vivants évoluaient au hasard. Mais il ignorait pourquoi ils se modifiaient et comment ces différences devaient changer de génération en génération. C'est la génétique. Chaque animal possède un ADN (acide désoxyribonucléique) unique. Lorsqu'il s'accouple avec un autre animal, deux types d'ADN se mêlent pour créer une nouvelle variation. Cela explique pourquoi chaque animal est différent de ses parents. De nombreuses espèces héritent de gènes similaires, mais ne retiennent que des gênes uniques qui les aideront plus tard à survivre et à procréer. Dans les îles de Papouasie-Nouvelle-Guinée, il existe de nombreuses espèces locales de paradisiers (oiseaux de paradis). Ils ont tous adapté leurs parade nuptiale, de sorte que le paradisier Diphyliodes respublica n'ira pas s'accoupler par erreur avec le paradisier magnifique.

 

 

 

La parade du paradisier mâle, pour attirer les femelles ne peut être confondue avec aucune autre.

 

4. Des développements séparés

Dans les îles réculés, certains oiseaux indigènes ont évolué par sélection naturelle pour s'adapter à leur environnement. Comme il n'existait pas de mammifère prédateurs en Nouvelle-Zélande jusqu'à récemment, les oiseaux n'avaient rien à craindre. De nombreuses espèces ont même cessé de voler, ce qui explique la présence dans l'île d'oiseaux coureurs, comme le kiwi. Autre cas de développement distinct: la plupart des hyènes actuelles se nourrissent de charognes, mais l'une de leurs ancêtres avait découvert une autre source alimentaire, les termites.

 

 

 

Le protèle qui vit en Afrique, a pu survivre en se nourrissant de proies totalement différentes de celle de son ancêtre, la hyène.

 

Striped_Hyena_Adult

 

Evolution vers un monde moderne

L'évolution est en général un processus lent, mais les animaux qui se reproduisent vite évoluent rapidement si leur environnement change. Dans les régions industrialisées, la pollution a avantagé une forme foncée inhabituelle de la mite poivrée: ses ennemis ont du mal à la repérer dans la grisaille ambiante. Ainsi, on note une augmentation des espèces foncées, ces deux cents dernières années.

 

 

 

La forme typique, plus claire, de la mite poivrée présente des taches noires et blanches, excellent camouflage sur les troncs d'arbres couvert de lichen - mais pas sur les arbres des villes, noircis par la pollution.

 

 

 

Foncé et insaisissable

Les formes foncées de la mite poivrée sont habituellement voyantes. Cependant dans les villes industrielles polluées, ces insectes deviennent presque invisibles et sont ainsi plus aptes à survivre et à se reproduire.

 

Fascinante évolution

 

- Le colibri porte-épée, qui vit en Amérique du Sud,  a développé un bec qui lui permet d'aspirer le nectar des fleurs préférées. Le bec du colibri à oreilles mauve pénètre jusqu'au fond des fleurs tubulaires de son habitat.

 

 

 

Colibri porte-épée

 

 

 

Colibri à oreilles mauves

 

- Le brachyne tirailleur d'Europe est un coléoptère qui chasse ses ennemis en leur envoyant une mixture chimique bouillante, qu'il chauffe dans une poche de son abdomen. Peu d'animaux ont développé se système de défense aussi dévastateur et sophistiqué.

 

- En Asie du Sud-Est, un espèce de mante parvient à une ressemblance troublante avec l'orchidée, mais c'est un prédateur mortel. Quand un insecte se pose sur elle, dans l'espoir d'aspirer un nectar succulent, une surprise déplaisante l'attend.

 

 

 

- Les chauves-souris émettent des petits bruits aigus que l'écho leur renvoie. Leur cerveau crée ainsi une "image" qui leur permet de repérer une proie dans l'obscurité totale.

 

 

 

 

- Le martinet d'Eurasie a développé de telles qualités de vol qu'il ne se pose que pour s'accoupler. Les jeunes martinets doivent passer deux ou trois ans dans les airs avant de nicher pour la première fois.