Les effets dévastateurs d'un incendie de forêt.

Le feu est un des éléments naturels les plus destructeurs et les animaux et plantes qui peuplent les forêts et les prairies sont particulièrement vulnérables. Un incendie peut faire rage pendant des semaines et détruire sur d'immenses espaces la flore, la faune et les habitats. Même si le feu se déclenche naturellement, le réchauffement de la planète et certaines activités humaines, comme l'exploitation du bois, en ont augmenté les risques. Toutefois, le feu peut avoir des effets positifs.

 

Les oiseaux adultes échappent aux flammes, mais ils doivent laisser leurs petits derrirère eux.

 

Vers la catastrophe

Les incendies se déclenchent naturellement dans les prairies et les forêts, souvent à cause de la foudre. Dans les régions de prairie, ils sont alimentés par la végétation morte et désséchées, accumulée au cours de la saison sèche. Ces incendies s'éteignent rapidement et menacent peu la faune et la flore - dans certains cas, ils enrichissent le sol. Les incendies de forêts sont moins fréquents, mais une fois démarés, ils sont difficiles à éteindre, alimentés par les débris végétaux accumulés au fil des ans. C'est ainsi que dans de nombreuses forêts, il est devenu courant de déclencher des incendies "contrôlés" pour détruire ces derniers.

 

Le changement climatique

Le réchauffement de la planète a pour conséquence tragique l'allongement des saisons sèches - qui sont aussi les saisons de départs des incendies. Les orages se produisent plus fréquemment et la foudre frappe sans discernement. A son tour, le feu de forêt contribue directement au réchauffement de la planète, en libérant dans l'atmosphère un gaz dangereux, le gaz carbonique, ainsi que des particules de fumée.

 

Les habitats forestiers peuvent être totalement détruits par le feu, mais dans les régions de prairies, les incendies font moins de ravages.

 

Survivants

Le feu a un effet dévastateur sur la faune et la flore, directement ou indirectement. Quand des incendies de forêts se déclenchèrent à Bornéo et Sumatra, les orangs-outans en voie d'extinction s'enfuirent vers les villages les plus proches et les habitants les chassèrent et les tuèrent. Par contraste, les incendies du bush australien de 2001-2002, près de Sydney, ont été si rapides et si intenses qu'aucun animal n'a eut le temps de fuir et des milliers de kangourous et d'opossums ont péri dans les flammes.

Pourtant, assez souvent, les animaux ont une bonne chance d'échapper au brasier. Les grands mammifères peuvent distancer les flammes ou se réfugier dans les rivières et les mares.

Les petits rongeurs et les lapins sautent à travers les flammes mourantes pour gagner des endroits où le feu est déjà passé. Les animaux fouisseurs (qui creusent le sol), comme le spermophile et le tamia, se réfugient dans leur terrier, protégé de la chaleur par une couche de terre.

Les insectes qui vivent sur le sol échappent rarement aux flammes mais leurs parents ailés s'enfuient facilement. Certains animaux, comme la cigogne et l'outarde, profite même du feu pour attaquer les animaux qui fuient l'incendie.

 

Surveillance aérienne

Des organismes comme la NASA ont lancé des satellites dans l'espace pour contrôler le déclenchement et la progression des incendies dans le monde entier. Terra, l'un des satellites les plus sophistiqués, transporte cinq détecteurs qui repèrent les incendies en temps réel et mesure les émissions produites. Les informations données par les satellites nous permettent de mieux comprendre l'étendue et l'impact des incendies dans le monde.

 

Renaître de ses cendres

Les arbres qui ont une écorce épaisse sont en partie protégés des incendies et peuvent repousser. Les autres meurent. Les graines ne nombreuses plantes survivent dans la terre et, dès qu'un incendie est éteint, les plantes qui poussent vite se développent pour former un nouvel habitat. Certaines espèces, comme la pâle fleur de corydalis, le pin gris et le séquoia ont besoin du feu pour que leurs graines puissent germer. De nombreux animaux profitent aussi d'un changement dans l'environnement: le pic se réjouit quand le nombre des insectes dont il se nourrit augmente dans les endroits dégagés. Et de grands mammifères, comme le cerf et l'élan comptent sur des incendies réguliers pour profiter de plus de pâtures.

 

Agir pour sauvegarder: ce qui faut savoir sur le feu

La région de l'Inde du Sud appelée Ghats occidentaux, contient des forêts et des prairies d'une grande beauté. Elle abrite une riche diversité de plantes, d'arbres et d'animaux. Mais l'absence de pluie, pendant la saison sèche, a rendu certains endroits très exposés aux incendies.

 

Un point névralgique

La région de prairie des Ghats occidentaux, connue localement sous le nom de forêts de Shola, est très menacée par le feu. Elle abrite plusieurs espèces animales rares, notamment le tigre. Les incendies se déclenchent en principe naturellement, mais certains sont d'origine humaine. Par tradition, les indigènes brûlent du charbon dans les zones forestières et les fermiers déclenchent souvent des incendies pour récuperer des terres pour leur bétail et leurs cultures. Les risques d'incendies dépendent aussi de la cuisson des offrandes dans les temples locaux, des gestes inconsidérés des touristes, des bûcherons et des braconniers.

 

Les défenseurs de la forêt

Les responsables locaux du département qui s'occupe de la forêt indienne jouent un rôle déterminent dans la protection des Ghats occidentaux. Ils se rendent régulièrement dans les villages pour aider la population à bien prendre conscience de son environnement forestier et des dégâts causés par le feu.

 

Il y a feu et feu

A Kamataka, les indigènes ont appris que les feux contrôlés pouvaient être utiles pour la régénération des arbres mais que ceux qui sont incrontrôlés font des ravages: ils détruisent des plantes - le bambou - tuent les animaux sauvages et provoque l'érosion du sol.

 

Les points névralgiques

La région des Ghats occidentaux s'étend sur le Tamil Nadu, le Kerala et le Kamataka, jusqu'au Maharashtra, plus au nord.

 

Statut de la région des Ghats occidentaux

Situation actuelle: critique/très menacée

Principales menaces:  incendies naturels dus au manque de pluie; déboisement, industrie et agriculture locales, inconscience des touristes

Protection légale: la région fait l'objet d'un intérêt gouvernemental, local et national

Action de protection: projets pédagogiques pour sensibiliser les indigènes à la prévention des incendies; liaison régulière entre les indigènes et les autorités compétentes

 

Comment agir?

En forêt ou dans les bois par temps sec:

- Ne fumez pas

- Ne faites pas de feu: attention aux barbecues, même s'ils sont autorisés

- Ne laissez pas vos ordures sur place et enlevez celles que vous trouvez: le verre et autres détritus peuvent alimenter un départ de feu

- Prévenez quelqu'un dès que vous voyez un départ de feu.