De profondes ondulations à la surface des océans : c'est la houle, provoquée par les vents du large, qui se brise en rouleaux sur le rivage.

 

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Tempête exceptionnelle : plongeant dans des creux profonds comme des vallées, le gros cargo d'acier ressemble à une coque de noix. Les films catastrophes et les romans d'aventures font grand profit de la houle, zvec ses crêtes "hautes comme des immeubles de dix étages".

Il ne faut pas confondre la houle avec les vagues. La houle naît toujours en mer et est la conséquence d'une dépression atmosphérique, lors de laquelle la baisse de pression, avec ses mouvements d'air ascendants et descendants ainsi que ses vents horizontaux, crée une agitation impotante et désordonnée de la surface de la mer.

 

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Trains de houle et bouillons d'écume

A mesure que l'on s'éloigne de cette zone, les mouvements de la surface s'organisent en trains d'ondulations qui se propagent dans une direction unique et selon une séquence régulière : la hauteur de chaque ondulation - dénivelé entre la crête et le creux -, la longeur d'onde - distance qui sépare deux crêtes - ainsi que leur vitesse de déplacement sont à peu près contantes. Il est rare que l'écart entre deux crêtes exède 300 m. Quant aux hauteurs, elles peuvent atteindre 25 m, par exemple, quand deux trains de houle se rencontrent et s'amplifient. Cette oscillation brasse l'eau jusqu'à environ 100 m sous la surface.

Une fois lancée, la houle persiste, même en l'absence de vent. Les fortes dépressions qui naissent au large de Terre-Neuve, par ecemple, engendrent des houles qui se propagent, en trois jours, jusque dans le golfe de Gascogne, à peu près de 3000 km de là.

Tout change à l'approche de la côte, quand la profondeur de l'eau diminue : la houle est forcée de ralentir, l'nergie s'évacue alors différemment, faisant "monter" les crêtes. Voilà pourquoi un tsunami n'es géant que sur un rivage. Par ailleurs, le fond marin gêne la propagation de l'ondulation, qui ralentit ç sa base alors que la crête avance toujours à la même vitesse. Conséquence de ce déséquilibre : la crête s'effondre dans le ceux qui la précède. C'est un rouleau, celui qu'attendent tous les surfeurs. Ils sont d'autant plus spectaculaires que le fond marin remonte brusquement à l'approche de la côte, comme dans le golfe de Guinée, bien connu pour sa redoutable barre.

 

Les marées : de gigantesques oscillations

Phénomènes indépendants de la houle, les marées sont des mouvements périodiques de l'eau des mers, qui monte pui descend sur les côtes à raison d'un aller-retour toutes les douze heures environ. Cette gigantesque oscillation est due à la masse de la Lune, qui attire les eaux terrestres sur son passage. C'est sa période de rotation autour de la Terre qui conditionne celle des marées.

Le Soleil, beaucoup plus éloigné que la Lune mais considérablement plus massif, influe également sur ce mouvement. La plus grande amplitude de la marée a été mesurée dans la baie de Fundy, au Canada, avec 19,60 m de dénivelé entre les hautes et les basses eaux.