Je dédie cet article à Colnem.

 

Sauver un magnifique symbole africain.

L'éléphant est le plus grand des mammifères terrestres, c'est aussi l'un des animaux les plus intelligent. Il a notamment la remarquable particularité de prendre soin de ses congénères. Il est aussi ce que les zoologistes appellent une "espèce-clé" pour l'équilibre de l'habitat. Il ouvre des chemins qui permettent aux autres animaux sauvages de se nourrir, disperse les graines des plantes et déterre des sels minéraux essentiels. Néanmoins, sa survie a été menacée par le braconnage de l'ivoire et par les transformations de son habitat par l"homme.

 

 

 

La plus grande partie de son habitat se trouve en dehors de zones protégées.

 

Les braconniers de l'ivoire

Il y a 50 ans, environ 5 millions d'éléphants vivaient en Afrique et les troupeaux se déplaçaient librement dans la savane et les forêts d'Afrique de l'Ouest. Mais dans les années 1970 et 1980, leur population a été décimée par le braconnage. En 1989, la communauté internationale interdit le commerce de l'ivoire, rendant illégale sont exportation. A cette date, il restait à peine un demi-million d'éléphants.

Cette interdiction fit baisser la demande d'ivoire. Mais, même si l'extermination a ralenti dans les années 1990, il ne reste toujours environ que 500 000 éléphants en Afrique. En 2000, la Namibie, le Zimbabwe ont eut l'autorisation de vendre au Japon d'anciens stocks d'ivoire pour récolter de l'argent, destiné à la protection de l'espèce.

 

 

 

Les fermiers pour rivaux

Le commerce de l'ivoire n'est pas le seul obstacle à la protection de l'éléphant. De fait, la plus grande menace aujourd'hui est probablemment la disparition de son habitat. En effet, la population africaine s'accroît et l'habitat de l'éléphant se réduit peu à peu au profit de la construction de fermes. Comme l'agriculture se développe, l'habitat traditionnel des éléphants se morcèle, en îlots. Pour trouver eau et nourriture, il doit parcourir de longues distances. Il est de plus en plus difficile de lui fournir un couloir sûr qui lui permette de traverser sans danger les zones peuplées.

La campagne "Sauvons les éléphants" a été lancée hors d'Afrique. Or, beaucoup d'africains sont pauvres et l'éléphant, par la vente de sa chair et de son ivoire, constitue une source de revenus non négligeable, ce qui rend sa protection difficile. L'extension des terres destinées à l'agriculture, vitale pour l'avenir des fermiers, menace aussi l'éléphant.

 

 

 

L'éléphant, un destructeur

Pour compliquer encore la situation, l'éléphant peut s'avérer nuisible. A l'homme, d'abord, en détruisant les récoltes ou en s'en nourrissant; les besoins alimentaires d'un éléphant adulte s'élève à 10 tonnes par mois. Aux autres espèces, ensuite, dont il se fait la concurrence pour la nourriture. Dans le parc de Tsavo, au Kenya, la population de girafes diminuait au fur et à mesure que celles des éléphants augmentait. Le nombre de girafes a retrouvé son niveau normal après que les éléphants eurent été décimés par une grande sécheresse. Les populations d'éléphants doivent donc être régulées. Enfin, la survie des éléphants est intimement liée à la nécessité d'assurer les besoins alimentaires des Africains.

 

 

 

Déplacés pour leur sécurité

La guerre a fait beaucoup de victimes parmi les éléphants dans plusieurs pays d'Afrique. Au Mozambique, par exemple, la plupart des éléphants ont disparu pendant la guerre civile qui a pris fin en 1992. Mais de telles tragédies soulagent les pays où ils sont en surnombre. En octobre 2001; le gouvernement sud-africain a lancé un programme de trois ans qui consiste à déplacer 1 000 éléphants du Parc Kruger jusqu'au Mozambique.

 

 

 

La protection en action: zoom sur la centrafrique.

L'une des actions déterminantes pour la survie de l'éléphant a été la création de zones spécialement protégées comme les parcs nationaux. La forêt de Dzanga-sangha en République centrafricaine est l'un de ces projets-clés. Elle abrite l'une des plus grandes populations d'éléphants de forêts.

 

Localisation

C'est l'une des dernières zones de forêts tropicale protégée en Afrique centrale.

 

 

 

L'éléphant protégé

La sensibilisation de la population locale à l'écologie a permis aux éléphants de forêts de prospérer au Dzanga-sangha.

 

Une coopération locale

Le parc national de Dzanga-Sangha est l'une des rares zones boisées importantes subsistant en Afrique. Il abrite une faune et une flore très riches. En 1988, les associations de protection de la nature se sont unies pour protéger la zone et sa vie sauvage, en luttant notamment contre les braconniers. Le rôle des éléphants dans l'écologie de la forêt est primordiale. Par exemple, ils agissent comme des bulldozers en emportant les arbres, permettant ainsi aux gorilles d'atteindre plus aisément leur nourriture. Dans ce projet, les défenseurs de l'environnement ont travaillé en étroite relation avec les populations locales pour assure un jeste équilibre entre la nécessité de protéger les animaux et les besoins des habitants.

 

Statut actuel de l'éléphant d'Afrique

Statut: vulnérable

Nombre d'animaux sauvages: 300 000 à 600 000

Répartition: Forêts et savane d'Afrique, au sud du Sahara

Protéction légale: Embargo international sur le commerce de l'ivoire depuis 1990

 

Comment agir?

Vous pouvez vous aussi agir:

- N'achetez pas d'objets en ivoire et dénoncer ceux qui veulent vous en vendre.

- Adhérez et participez aux actions d'une association de protection

- Si vous souhaitez effectuer un safari, choisissez un organisme qui privilégie l'écotourisme dans les parcs nationaux.

 

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